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Moins de 100 Jours de travail plein au Senegal: Pour une reduction des jours feries et un audit des performances

Posté par: Cheikh Dia| Jeudi 06 juillet, 2017 05:07  | Consulté 4865 fois  |  10 Réactions  |   

 

Le Senegal ne travaille pas. Notre pays qui n'est ni grand de par sa taille, moins de 200 mille km2, ni populeux, moins de 15 millions de personnes est a tous les egards, de part sa surpeficie et de part sa population, le Senegal, relativement parlant est une grande ville, qui ne devrait point etre difficile a developper.  Mais pourquoi donc, par malheur, sommes nous empetres dans ce cercle vicieux et infernal de pauvrete, de misere et d'un sentiment fataliste que ce que nous vivons aujourd'hui est notre destin, d'eternels sous-developpes.  Ces images d'un Senegal et de l'homme Senegalais, aux portes de l'emergence et du Development economique vehiculees par nos dirigeants actuels n'est que demagogie, n'est qu'une illusion perpetuee depuis l' independence de notre cher pays. En effet, le Senegal qui "emerge" aujourd'hui est le meme Senegal qui etait "pauvre" apres l'independence, le meme Senegal qui faisait parti y a 30 ans des "Pays du Tiers-monde", et aussi le meme Senegal qui etait "membre des Pays les moins avances", puis detenteur d'une carte parmi les pays "en voie de development", avant finalement de se vanter a bout de champs d'etre "un pays emergent".  Pour vous dire, car seules La Coree du Sud et la Chine sont parvenues a sortir de ce lot peu flatteur, que tous ces termes signifient la meme chose, et ont evolues seulement pour se conformer aux veillites du politiquement correcte monde dans lequel nous vivons. Cet echec peut etre carrement et a juste titre mis aux pieds de nos leaders successifs, mais aussi nous Senegalais devront prendre la plus grande part de responsabilite dans cet echec collectif, car nous nous refusons a travailler, et surtout a bien travailler. Une transformation profonde de notre conscience s'impose.

100 Jours par an !, et pas a temps plein, et c'est etre tres genereux.  En effet, avec les innombrables jours feries, chomes et payes, que ce soient les nombreuses fetes religieuses aussi bien musulmanes que chretiennes, que ce soient les jours feries officiels, les Samedis et Dimanches, les baptemes et deces, les Vendredis ou l'on travaille demi-journee et on rentre chez nous apres la priere, sans compter que les Senegalais se rendent au boulot tard le matin et rentre chez eux tot le soir, ajoutons y les greves tout azimut et dans tous les secteurs de l'economie senegalaise. Tout ca pour dire que les Senegalais ne travaillent pas.  Durant ces trois dernieres decennies le Senegal et des millions de nos compatriotes, jeunes et moins jeunes sont restes cloitres au mauvais cote de la transition historique et economique, incapables de traverser le gouffre qui les separent d'un emploi honnete et decent pour subvenir a leurs besoins, a ceux de leurs familles, afin de mener une vie digne dans leur pays que seul le travail peut conferer a une personne. Bien heureux est la personne qui travaille, par contre est miserable la personne qui reste toute la journee a ne rien faire. Les bourses et autres aides familiales ne font que davantage enfoncer les Senegalais dans le gouffre. De surcroit il y a les les "couts d'opportunite" c'est a dire les ressources humaine et financiere (temps de travail, salaires et productivite non -utilisees quand on ne travaille, et qui ne peuvent ni etre utile ailleurs ni servir a autre chose. Si on pouvait monetariser les couts de ces manques-a -gagner, ils seraient faramineux. De ce fait, la consequence de tous ces facteurs est la course effreneee de jeunes senegalais vers une mort quasi-certaine avec la Mediterranee et les dunes de sable comme tombeaux, en empruntant des navires de fortunes pour gagner l'Europe ou en marchant a travers le desert du Sahara , et la resignation des moins jeunes rester aux pays a se morfondre dans les grands places ou dans les Jummas, ou pire encore en se refugiant soit dans l'alcool ou dans la drogue.

Et pourtant la solution est, sinon facile, simple et largement a la portee de nos gouvernants s'ils font preuve d'un peu de courage et de volonte politiques. Et sans pretention aucune, voila la solution elementaire que je propose aux senegalais et a nos dirigeants. 1-Reduisons le nombre de jours feries et chomes, qu'ils soient religieux ou officiels. En plus du conge annuel, qu'il y ait une semaine (jours maladie) dans l'annee chomee et payee que les Senegalais peuvent prendre comme bon leur semble-en bloc ou jour par jour- pour aller au baptemes, deces, Magal, Gamou etc.. pour se conformer aux realites senegalaises, car on ne fait de la politique que basee sur des realites. 2- enforcons les heures de travail -8 heures strictes par jour, avec des heures de rentree et de sortie reglementee de f